Fujisan

Fujisan est LA montagne du Japon. Chaque année, des centaines de milliers de visiteurs le gravissent. Et, cet été 2018, nous en avons fait partie !

On entend souvent dire que les Japonais essaient de monter le Mont Fuji au moins une fois dans leur vie. D’ailleurs, on peut lire ici et là qu’il n’est pas rare de croiser des enfants ou des personnes âgées gravirent le Fujisan… Bon, à part quelques enfants, nous n’avons pas croisé beaucoup de personnes âgées !

Pourquoi monter le Mont Fuji ?

Tout d’abord, Fujisan est le point le plus haut du Japon. Son sommet culmine a 3776 m d’altitude. Ensuite, de part sa forme, Fujisan fascine depuis très longtemps. Hokusai (le plus célèbre des peintres japonais) a, par exemple, produit des séries d’estampes le représentant. Mais c’est également un lieu de pèlerinage : il est un lieu religieux sacré depuis le VIIe siècle, comme en témoigne la présence de nombreux toriis vers la fin de l’ascension. D’ailleurs, le Mont Fuji est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO sous le titre “Fujisan, lieu sacré et source d’inspiration artistique”.

Accéder au Mont Fuji

Le meilleur moyen pour y aller est de réserver un bus (voir ici) qui met un peu plus de 2h30 depuis Shinjuku Station. Comme nous avions décidé de faire la montée de nuit pour voir le lever du soleil mais que nous n’avions pas réservé de places en refuge, nous avons choisi le bus qui arrive vers 17h et un retour le lendemain à midi. Nous avons vu plusieurs avantages à une arrivée à 17h : cela laisse le temps de s’acclimater un peu aux nouvelles chaleurs (perte de 10 degrés environ) tout en mangeant un bout pour se donner des forces, cela permet de commencer la randonnée alors que le soleil n’est pas couché (pratique pour faire quelques photos) et cela permet d’éviter de (trop) faire la queue vers la fin de l’ascension (car, oui, il y a beaucoup de monde !).

La randonnée

L’ascension du Fujisan peut se faire via différents chemins. Le sentier Yoshida est le plus emprunté, c’est donc aussi celui que nous avons choisi ! Au final, avec une non-sportive comme moi, il nous aura fallu 7h40 pour atteindre le sommet et un peu moins de 5h pour redescendre.

Le début de la randonnée est assez tranquille et fournit un bon échauffement. À partir de la 6ème station, il n’y a plus de répit ! D’ailleurs, nous avons été contents que le soleil se soit couché à ce moment-là : nous n’avions pas plus de visibilité sur la montée que ce que pouvaient éclairer nos frontales !! Ca permet d’éviter de déprimer ! La fatigue physique, le manque de sommeil et le manque d’oxygène commencent à se faire ressentir vers la 8ème station (3 100 m). La manque de sommeil et le manque d’oxygène auront été mon combo le plus pénalisant : dès que je clignais des yeux, j’avais l’impression que j’allais dormir et, dès que j’avançais un peu, j’étais à bout de souffle et je devais faire une pause !

Une fois arrivés au sommet, je me suis empressée d’ajouter toutes les couches de vêtements qu’il me restait et de m’allonger à même le sol pour dormir. C’est le froid qui me réveillera… Pourtant, nous avons eu un temps idéal : pas de pluie, pas de nuages (c’est-à-dire pas de brume humide à traverser) et pas de vent ! Mais les 5°C ressentis au sommet ne sont pas les meilleurs compagnons lorsque l’on attend pendant 2h le lever du soleil… D’ailleurs, nous n’avons même pas pris la peine d’aller jusqu’au cratère : le froid et le kilomètre et demi pour y aller auront eu raison de cette idée ! Et, finalement, nous avons commencé la descente lorsque le ciel rougeoyait mais que le soleil n’était pas encore levé. Le lever du soleil était très beau sur la mer de nuages mais… autant dire que ça reste un lever de soleil !!

Enfin, la descente… en continu… dans la roche volcanique sablonneuse… qui te fait glisser à chaque pas ! Finalement, cette descente n’aura pas été si terrible que ça. Seuls le peu de refuges (donc de toilettes) et une vessie pleine auront rendu un peu plus difficile une portion du chemin !

À savoir

L’ascension du Mont Fuji n’est faisable que pendant deux mois : de début juillet à début septembre. En dehors de ces deux mois, les refuges (dont les toilettes) et les centres de secours sont fermés. D’après le site officiel du Fujisan, mêmes les sentiers sont rendus inaccessibles.

Un “don” de 1 000Y est demandé au départ du sentier. Cette participation permet la préservation du site, l’entretien des sentiers et le maintien de la sécurité.

La météo est très instable. Il est déconseillé de monter par temps pluvieux. Pensez à bien vérifier les conditions météorologiques avant de partir !

Équipements

Comme vous l’avez probablement compris, l’ascension du Mont Fuji n’est pas une randonnée qui s’improvise à la légère. Il est très important de bien préparer son équipement et donc de prévoir :

  • des chaussures de randonnées : très utile s’il pleut mais surtout à la descente pour le maintien de la cheville !
  • une frontale : accessoire incontournable et beaucoup plus pratique qu’une lampe torche !
  • plusieurs épaisseurs de vêtements techniques : la température et le ressenti en cas de vent peuvent tomber très bas. Il est fortement conseillé de porter des hauts techniques contre le froid, séchant rapidement et permettant d’évacuer la transpiration. Lorsque l’on marche, l’effort nous tient au chaud mais, dès que l’on fait une pause, le froid revient ! Un conseil : pensez à enlever les couches que vous mettez lors des pauses avant de repartir !
    Pour exemple, j’avais pour le haut : débardeur de sport, haut manche longue technique, gilet en polaire, manteau de ski. Et pour le bas : pantalon de yoga et pantalon type jean-strech. C’est souvent sur le haut qu’on a le plus froid !
  • des gants et un bonnet : si vous ne les portez pas à la montée, vous les bénirez au sommet !
  • éventuellement, une paire de chaussettes de rechange pour quitter les chaussettes humides au sommet et ne pas avoir trop froid.
  • des collations : barres de céréales, lait concentré sucré, fruits secs… tout ce qui peut vous donner de l’énergie pendant l’effort !
  • de l’eau : 2L d’eau ne sont pas négligeables. Il est possible d’en acheter dans les refuges mais les prix quintuplent au sommet !

Bien sûr, n’oubliez pas votre appareil photo ou votre téléphone pour immortaliser ce moment !

Le reconnait-on vraiment sans sa cime enneigée ?

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