CQOF #5 : Autorisation de travail pour visa dépendant

Clément possède un visa de travail obtenu grâce à son entreprise (comme expliqué dans notre premier article sur le Japon !). Comme tout conjoint qui suit sa moitié, j’ai eu le droit au visa Dependent qui, lui, ne donne pas automatiquement le droit de travailler…

Voici le Comment Qu’On Fait pour être autorisé à travailler avec un visa dépendant ! Car il est effectivement possible de demander une autorisation de travail ! Remercions le Japon car ce n’est pas toujours le cas. Aux États-Unis par exemple, cela dépend du type de visa de travail du conjoint (dans les grandes lignes, possible si L1 mais impossible si H1B1).

Pour obtenir une autorisation de travail en tant que dépendant, il faut faire les démarches adéquates pour le 資格外活動許可 (shikaku gai katsudou kyoka), fort heureusement toujours traduit en anglais par Permission to Engage in Other Activity. Cette démarche permet d’être autorisé à travailler à mi-temps, soit 28h par semaine, et les détenteurs d’un visa étudiant y sont aussi éligibles. Sont cependant interdits les métiers classés comme étant “de divertissement pour adultes” (風俗営業, fuzoku eigyou) comme les hostess club, les hôtesses en charge de tenir compagnie aux hommes dans les clubs en leur offrant conversation et boissons (oui, oui, c’est assez louche comme métier !), mais globalement comme tous les métiers du milieu de la nuit : bar, boite de nuit, pachinko…

Les démarches sont gratuites, prennent entre deux semaines et deux mois et ne sont pas très compliquées, d’autant qu’elles sont clairement expliquées en anglais sur le site de l’immigration. Il faut juste s’armer de patience, notamment au bureau de l’immigration japonaise… où vous devrez vous rendre deux fois !

1ère étape : la constitution du dossier

Le dossier se dépose au bureau de l’immigration… qui, à Tokyo, est à une heure de chez nous (métro avec changement + bus) ! Pour le constituer, vous aurez besoin d’une copie de votre passeport, d’une copie de votre carte de résidence et du formulaire de demande d’autorisation à travailler (qu’il est possible de demander à l’accueil du bureau ou d’imprimer via le site de l’immigration).

Sur le formulaire, il vous est demandé votre lieu de travail (et le type de travail) mais ce n’est pas obligatoire. De même, le site de l’immigration précise qu’il faut un document attestant de l’emploi (“A document material that proves the intended activity as indicated on the application form”) mais cela n’est pas obligatoire : j’ai fait ma demande sans et je l’ai obtenue !

Les indications au bureau de l’immigration sont assez claires et ne vous baladent pas de guichet en guichet (pour une fois !!). Un accueil avec un personnel parlant anglais (ce qui n’est pas nécessairement le cas aux autres guichets) est disponible pour demander des renseignements ou pour indiquer le chemin vers le bon guichet.
Pour l’autorisation de travail, il suffit de se signaler au guichet général qui prend votre dossier et vous fournit un numéro d’attente puis de patienter… longtemps ! On m’a donné le numéro 477 et ils en étaient au numéro 344. Mon ticket a finalement été traité trois heures après ! On m’a alors remis un bordereau attestant de ma demande et indiqué que j’allais recevoir un courrier lorsque mon autorisation serait prête et qu’il faudrait que je revienne avec ce bordereau et ce courrier pour récupérer l’autorisation.

Petit détail pour information : des panneaux dans le bureau précisent que les procédures ferment à 16h mais il s’agit du dernier délai pour les nouvelles demandes. Si vous avez un ticket d’attente, votre demande sera traitée le jour-même ! Cela m’a fait une petite frayeur car, aux États-Unis, nous avions failli avoir attendu pour rien pour nos permis de conduire.

2ème étape : l’attente de la validation du dossier

Une fois votre bordereau en main, il faut attendre le fameux courrier qui met entre deux semaines et deux mois. Je l’ai reçu huit jours après ! Autant on attend de longues heures au bureau de l’immigration, autant les procédures d’acceptation ne se font pas attendre ! Je suppose que décembre n’est pas une période de forte demande d’autorisation de travail…

3ème étape : la délivrance de l’autorisation

Enfin… il faut se rendre une nouvelle fois au bureau de l’immigration pour récupérer son autorisation. Elle consiste en un coup de tampon sur la carte de résidence et d’une étiquette sur le passeport ! 
Bien sûr, comme vous aviez déjà attendu trois heures la première fois, vous avez patienté avec de la lecture et des occupations… enfin… ou pas ! (eh oui, tête de linotte que je suis, je n’avais rien apporté)

Voilà, vous savez CQOF pour être autorisé à travailler (à temps partiel) avec un visa de dépendant !

Laissez un commentaire !

%d blogueurs aiment cette page :