Du kyudo pendant la Golden Week

La Golden Week — ゴールデンウィーク — est l’une des semaines de l’année où les Japonais partent souvent en vacances. Il s’agit d’une période où quatre jours sur sept sont fériés  : le 29 avril (jour de l’empereur Showa), le 3 mai (jour de la constitution), le 4 mai (jour de la nature) et le 5 mai (jour des enfants). Cette année, cela tombait un samedi et les mercredi, jeudi et vendredi suivant, créant donc un (très) long weekend de cinq jours ! Les Japonais ont 20 jours de congés payés mais ne les prennent que très peu. Cette période de repos “obligatoire” leur permet donc de décompresser : ils partent en vacances ou vont voir leur famille.

Nous pensions pouvoir en profiter aussi mais, en s’y prenant deux mois à l’avance, c’était trop tard : les logements et les transports étaient déjà hors de prix, même au Japon ! Nous sommes donc restés sur Tokyo. Cela nous a permis de tester du kyudo, le tir-à-l’arc japonais ! Nous avions tellement été emballés par le yabusame et le kusajishi que, lorsque nous avons vu qu’une association (la MIFA, Meguro International Foreign Association) organisait une session découverte de kyudo, nous nous sommes empressés de nous y inscrire ! Meguro est un quartier résidentiel au sud de Tokyo un peu éloigné de chez nous, à environ 45 minutes de transport, mais ça valait le déplacement !

Le kyudo — 弓道 — fait partie des arts martiaux japonais au même titre, par exemple, que le judo ou le kendo. Il se pratique dans un kyudojo qui est constitué d’un bâtiment ouvert sur les cibles (d’où tirent les archers), d’un espace extérieur et de la ciblerie située à 28 mètres de la ligne de tir. L’équipement est constitué d’un kimono traditionnel, d’un gant pour tenir la corde, de flèches (qui vont par paire) et d’un arc. L’arc est sans doute ce qui rend l’équipement du kyudo le plus impressionnant car il est long de plus de deux mètres et la poignée est située sur la partie basse, ce qui le rend asymétrique. La pratique du kyudo est très codifiée et suit des enchainements très précis.

Lors de la session découverte, nous étions plus d’une trentaine à s’y essayer. Comme les instructeurs ne parlaient pas anglais (il y avait deux interprètes mais qui ont surtout servi à l’organisation), nous avons surtout appris à nous positionner et à essayer de viser la cibler ! Clément a réussi à la toucher 3 fois ! Il est trop fort !
PS : Heureusement qu’ils avaient fait en sorte que nous tirions de l’espace extérieur et non du bâtiment de tir !

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