Tokyo Tower et le tempe Zojo

J’ai toujours cru que la Tokyo Tower se situait dans le quartier de Roppongi. Et c’est en rédigeant cet article que j’ai appris que je me trompais ! La Tokyo Tower se trouve en fait dans le petit quartier (inconnu) de Shibakoen, qui est très proche de Roppongi (20 min à pied).

Roppongi est connu des touristes comme étant le quartier de la nuit : izakayas (sorte de bar à tapas où l’alcool peut couler à flot), bars, boites de nuit, mais aussi clubs de striptease et salons de “massage” (notez bien les guillemets). De jour, il n’a rien à voir : très tranquille, très huppé (on y voit sans arrêt de belles voitures) et même résidentiel si on s’écarte un peu des rues commerçantes. Les guides touristiques proposent souvent la combinaison Roppongi-Tokyo Tower, d’où mon erreur !

La Tokyo Tower, c’est la Tour Eiffel en rouge et blanc. À peine plus grande (7,6 m de plus), elle est 2,5 fois plus légère. Il suffit de s’approcher pour se rendre compte de la différence : la structure parait beaucoup moins solide et surtout beaucoup moins dense !
Comme son inspiratrice, la Tokyo Tower se visite : un observatoire à 150m et un autre à 250m (qui est fermé jusqu’à l’été 2017). Cependant, on nous a conseillé de privilégier la Mori Tower, un building au centre de Roppongi Hills, qui permet de, justement, avoir une belle vue sur la Tokyo Tower !

Tokyo Tower

Mori Tower

1er observatoire

900¥ (150m)

1,800¥ (219m)

2ème observatoire +700¥ = 1,600¥ (250m)

+500¥ = 2,300¥ (238m, « SkyDeck »)

Juste de l’autre côté de la Tokyo Tower, on tombe sur un petit parc aux chemins sinueux qui montent et descendent et qui finissent par nous amener sur un grand temple bouddhiste (comprenant aussi un cimetière) : le temple Zojo.
Le temple Zojo a été déplacé et reconstruit de nombreuses fois : déplacé notamment par Ieyasu Tokugawa, le premier shogun Tokugawa, qui voulait étendre le château d’Edo (ancien nom de Tokyo) et reconstruit principalement à cause des bombardements de la seconde guerre mondiale. Seule la porte principale date de 1622 et témoigne de l’architecture de l’époque.

Il faut prendre un peu de temps devant l’enfilade de statues représentant Jizo, une divinité bouddhiste qui, au Japon, est le gardien des enfants. On peut tout d’abord trouver charmantes ces statues enfantines habillées de bonnet et bavoir rouges et parfois agrémentées de petits jouets. Cependant, on les regarde ensuite différemment lorsque l’on sait qu’elles ont été habillées de cette manière par des mères qui ont perdu leur bébé et, souvent, en hommage à des enfants qui n’ont pas le droit d’avoir de sépulture…

 

Laissez un commentaire !

%d blogueurs aiment cette page :