La Residence Card

La residence card (在留カード, zairyu card) est l’équivalent d’une carte de séjour pour étrangers résidant à moyen et long terme au Japon. Il s’agit du document le plus important : c’est celui qui permet de prouver son identité et sa légalité sur le territoire nippon ! Il faut tout le temps l’avoir sur soi.

Comment l’obtenir ?

Il n’y a strictement rien à faire ! Nous n’étions même pas au courant que nous allions avoir une carte de résidence !

Lorsque nous sommes arrivés à l’aéroport de Narita (après nos 1h de route pour aller à Lyon, 3h de vol pour aller à Istanbul, 3h d’escale et 11h30 pour rejoindre Tokyo), nous avons suivi le flot d’étrangers pour nous diriger vers la douane. Nous avions rempli un premier papier dans l’avion attestant que nous n’amenions rien d’illégal mais… il fallait aussi en remplir un autre ! Qui était étonnamment à prendre à un stand qui n’était pas situé sur le passage avant de faire la queue et que, donc, nous avions raté ! Bref, nous avons présenté nos deux formulaires ainsi que notre passeport avec le visa à un monsieur qui vérifiait que tous avions tous les formulaires et là… il nous fait sortir de la queue, nous fait comprendre qu’ils vont nous faire un quelque chose de particulier et nous fait patienter sur un banc !
Cinq à dix minutes plus tard, un autre monsieur vient nous voir et nous fait signe de nous présenter à un guichet de la douane. On présente tous nos papiers une seconde fois, on scanne nos empreintes digitales et on fait un beau sourire à l’appareil photo et, ensuite, la douanière nous offre notre residence card ! Sans oublier de nous prévenir que nous devons l’avoir tout le temps sur nous et qu’elle se suffit en elle-même (pas besoin d’avoir le passeport avec le visa).

En résumé, même si on ne comprend pas tout, la residence card s’obtient automatiquement !
Notez quand même que, selon le site de l’immigration japonaise, cette procédure automatique n’est valable que lorsque l’on arrive par les aéroports de Narita, de Haneda, de Chubu et du Kansai. Si l’on arrive par une autre entrée (par bateau ?), il faut alors se rendre au bureau de l’immigration de sa région de résidence pour en faire la demande.

Enregistrer son adresse (et souscrire, ou non, à la sécurité sociale)

La carte de résidence sert également à prouver son adresse (d’où son nom !). Il faut donc toujours avertir les autorités d’un déménagement. Une fois établi dans un nouveau logement, on a quatorze jours pour se rendre à sa mairie (ou mairie de quartier pour les grandes villes) et pour faire enregistrer sa nouvelle adresse au dos de sa carte.

Lorsque la carte de résidence est remise à la douane, aucune adresse de figurera au dos. Il faudra donc se rendre à la mairie dès que l’on a un logement fixe. Comme expliqué dans le CQOF #1, cette première adresse est très importante car beaucoup de procédures administratives demande à ce que l’on ait une adresse enregistrée au dos de sa residence card

Dans notre cas, comme notre logement AirBnB se situe dans l’arrondissement de Chiyoda (en plein cœur de Tokyo), nous nous sommes présentés à la mairie de Chiyoda. Après avoir expliqué (ou plutôt montré) que nous voulions enregistrer une adresse, on nous a dirigé vers un guichet. Le monsieur qui s’est occupé de nous parlait un peu anglais ; malheureusement pas assez pour comprendre tout ce que nous disions, une interprète nous a donc rejoint !
Après une courte vérification de leur part — c’est-à-dire un appel à notre hôte AirBnB — (notre immeuble n’était pas enregistré dans leur base de données comme un immeuble de résidence…), le monsieur est parti avec nos cartes pour y faire inscrire notre adresse.

En attendant que cela soit fait, une dame est venue pour nous dire que nous devions nous enregistrer à la sécurité sociale japonaise tout en nous faisant comprendre que cela était obligatoire. Mais nous étions dans une situation particulière ! En effet, Clément ne commençait à travailler au Japon que deux semaines plus tard et était donc officiellement au Japon sur ses congés pris sur son contrat français : nous étions donc toujours couverts pour deux semaines par la sécurité sociale française et la mutuelle de sa boite en France ! De plus, son entreprise avait embauché des avocats pour s’occuper de toute la paperasserie, nous savions que c’était eux qui s’occupaient des démarches pour Clément (mais nous ne savions pas trop pour moi…).
Après avoir essayé d’expliquer la situation, l’interprète nous a demandé de lui montrer un justificatif comme quoi nous étions bien affilié en France. Nous lui avons donc sorti notre carte de sécu et notre papier d’assurance… et ça a fait l’affaire ! Ils ont considéré que nous n’avions pas besoin de souscrire à la sécurité sociale nippone ! De retour à la maison, nous avons quand même vérifié ce qu’il en était et nous avons eu la confirmation que nous n’avions rien à faire et que c’étaient bien les avocats qui avaient en charge de le faire pour nous deux ! Ouf !

Et voilà ! Nous avons maintenant notre carte de résidence avec une belle adresse écrite en japonais au dos ! À nous de refaire des démarches dans la mairie de notre nouvel arrondissement quand nous aurons déménagé. Attention, à faire dans les quatorze jours !!

04 comments on “La Residence Card

  • Martine et Robert , Direct link to comment

    On attend cette adresse avec impatience et avec un peu de chance Google Maps nous fera visiter votre quartier

  • Frank , Direct link to comment

    Hey, cela rappelle quand même pas mal les débuts américains, avec pour piment une langue inconnue !!

  • Roxane , Direct link to comment

    Une petite coquille dans le paragraphe “dans notre cas…” dans la partie “ENREGISTRER SON ADRESSE (ET SOUSCRIRE, OU NON, À LA SÉCURITÉ SOCIALE)” , tu as écrit “Le monsieur qui s’est occupé de nous parlait un peu japonais ; malheureusement pas assez pour comprendre tout ce que nous disions, une interprète nous a donc rejoint !” je suppose que tu voulais dire qu’il parlait un peu français 😉

    Hihi

    • Marine , Direct link to comment

      Merci ! C’est corrigé !
      Le monsieur parlait un petit peu anglais ! Comme beaucoup de Japonais ici d’ailleurs. Heureusement, ils sont très aimables et très à l’écoute donc, même sans l’anglais, on arrive toujours à se faire comprendre !

Laissez un commentaire !

%d blogueurs aiment cette page :