Louisiane #1 – New Orleans

En juin, nous avons eu le plaisir d’avoir la visite du père de Clément et de Pascale qui nous ont gentiment proposé de les accompagner pour leur voyage en Louisiane !

Ah la Louisiane… Dire qu’elle aurait pu être française si Napoléon ne l’avait pas vendue au président Jefferson pour 80 millions de francs ! Et pas la petite Louisiane telle que l’état américain que nous connaissons maintenant ; mais bien pratiquement un tiers des Etats-Unis (tout le long du Mississippi) !! Et dire que, en plus, Napoléon n’avait officiellement pas le droit de la vendre. Nous l’avions perdue à la guerre au profit de l’Espagne qui a finalement accepté plus tard de nous la “rendre” à condition que nous ne la vendions pas… Du coup, cela explique des influences françaises que l’on retrouve dans l’état louisianais maintenant.

Par contre, le français y est présent pour deux raisons : l’influence acadienne (ou cajun), celle des français venant du Canada, et l’influence créole, celle des communautés noires de la période coloniale (des esclaves en majorité). Le français est quand même très peu parlé en Louisiane (5% il me semble). On retrouve des panneaux de rues ou enseignes en français mais, globalement, c’est tout. On rencontre bien quelques francophones par-ci par-là mais ce n’est pas fréquent. Ensuite… ces francophones-là sont beaucoup plus difficile à comprendre que ce que l’on pourrait croire ! Il faut dire que leur français est un mélange de l’acadien (on pourrait dire du québécois même si c’est encore différent) et du créole mais aussi d’autres influences (anglaises évidemment mais aussi des dialectes amérindiens). Bref, si certains ont l’habitude de parler avec des Français (les guides par exemple) ça va. Par contre, c’est différent avec la “vraie” population. J’ai rencontré une vieille dame au supermarché qui m’a un peu parlé et je ne comprenais pas tout : l’accent, les conjugaisons et l’emploi des mots étaient différents. Bien sûr, on se comprend mais cela demande un vrai effort. D’ailleurs, cette dame a répondu à mon exclamation “Oh ! Vous parlez français” par “Oui, mais un français différent, pas celui de Paris”. C’était rigolo pour deux raisons. La première : c’était évident qu’il était différent donc drôle de le souligner. La deuxième : c’est bien typiquement américain de croire que, la France, c’est Paris  (sans parler du fait que le français n’est pas que parlé en France !!!) !!!

Bref, nous sommes allés en Louisiane. Nous avons fait un road trip d’une semaine dans le sud de la Louisiane plus précisément. Nous avons fait la Nouvelle-Orléans, Vacherie, la Nouvelle-Ibérie, les lacs Fausse Pointe et Martin, Lafayette et sommes passés par Bâton-Rouge.

Notre parcours louisianais
Notre parcours louisianais

La Nouvelle-Orléans n’est pas, comme on pourrait le penser puisque c’est la ville plus connue et la plus grande, la capitale de la Louisiane. En réalité, il s’agit de Bâton-Rouge (tel quel en anglais, bien que sans l’accent).

Le centre-ville de la Nouvelle-Orléans a de grande influence français : c’est le French Quarter. La majorité des enseignes est en français, tout comme le nom des rues. Il parait que l’architecture est française aussi… Personnellement, je n’y ai pas vu de ressemblance ! Ce sont des immeubles peu hauts avec des balcons en fer forgé, charmants mais pas tant français !

La Nouvelle-Orléans est aussi le berceau du jazz et du blues (Louis Amstrong y est né !). Il n’est pas possible de la visiter sans assister à un concert ou café-concert. Les rues en regorgent. On peut choisir d’en voir dans le French Quarter un peu au hasard, mais on n’est jamais sûr de ce qu’on va avoir. Le mieux est d’aller sur la Frenchmen Street dans le faubourg Marigny (qui jouxte le French Quarter), il parait que c’est le plus authentique. Enfin… plus authentique que ça et en restant dans le French Quarter, il y a le Preservation Hall. Il s’agit d’une toute petite salle de concert avec une vingtaine de place assise qui a été gardée dans son jus (pas rénovée). On y assiste toujours au même groupe (qui change de temps en temps quand même) dans une ambiance calfeutrée, sombre, chaude sous les ventilateurs de plafonds (pas de clim). Si on a de la chance (ou si l’on paye plus), on est assis. Sinon, on reste debout. Nous sommes arrivés 45 minutes en avance et nous avons été debout (au premier rang quand même). Donc, mieux vaut arriver tôt ! Et c’était tout bonnement génial. Nous avons tous adoré et tous préféré un musicien différent (c’est dire comme ils étaient bons !). On regrette juste que ça ne dure pas plus longtemps !

La Nouvelle-Orléans, c’est aussi la fête, la folie, la décadence !!! Surtout à Bourbon Street la nuit ! Alors qu’il n’est officiellement pas autorisé de boire dans les rues, la rumeur dit que, dans des verres en plastiques, ce n’est pas grave. Et à Bourbon Street, on s’y fait plaisir ! Les rues deviennent piétonnes le weekend et c’est la folie. Il y a aussi des restes de tradition du carnaval : les lancers de colliers de perles. Normalement lancés depuis les chars du Carnaval, ils sont lancés depuis les balcons. Et, si une femme montre ses seins, elle est sure d’en avoir ! Bon, on n’a pas essayé mais on en a vu et Frank a eu son collier !

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