Philadelphie – J3

Dernier jour sur Philadelphie avant de prendre le bus à 17h et journée muséeS ! On continue dans la veine “Philly artistique” avec la fondation Barnes (Barnes Foundation) et le musée d’arts de Philadelphie (Philadelphia Museum of Art).
Initialement, nous n’avions pas prévu de faire deux musées en un jour mais la fondation Barnes offre des billets gratuits le premier dimanche de chaque mois (à partir de 9h en premier arrivé, premier servi, au lieu de 25$ l’entrée) et le musée d’arts est, pour ce jour-là, en “pay as you want” (ou gratuit pour les détenteurs d’une carte Bank of America, comme nous ! au lieu de 20$). Alors, pourquoi ne pas en profiter ? Deux musées gratuits, ça ne se refuse pas !

La fondation Barnes est un musée très atypique. Son fondateur, A. Barnes, était un riche pharmacien complètement féru d’arts européens qui a réussi à amasser pas loin de 181 Renoir, 69 Cézanne, 59 Matisse, 46 Picasso, 21 Soutine, 18 Rousseau, 16  Modigliani et on en passe. Outre ce nombre faramineux de tableaux (dont de nombreux connus), c’est plutôt sa façon de les disposer qui laisse sans voix. Loin de vouloir faire de sa collection un musée, Barnes s’est appliqué à installer ces œuvres par “ensemble mural”. Dans de petites salles, sur chaque pan de mur, plus une dizaine de tableaux sont exposés, disposés de telle sorte que l’on comprenne “la continuité dans l’art au-delà du temps”. En plus des tableaux, Barnes a accumulé des pièces en fer forgés, de l’art africain, du mobilier, etc. Il a tout installé de telle manière à ce que sa philosophie de “continuité dans l’art” transparaisse.
Le résultat est sans pareil. On ne sait pas vraiment quoi regarder et on a l’impression qu’on pourrait retourner dans une salle plusieurs fois sans en avoir tout vu. J’ai mis longtemps à remarquer qu’il y avait autre chose que les tableaux ! C’est une vraie caverne d’Ali Baba !
L’un des avantages que j’ai trouvé est que l’on arrive mieux à s’imprégner des styles de chaque artiste et donc à attribuer un tableau à un artiste du premier coup d’œil. Même Clément a réussi à le faire !
Un inconvénient est la petitesse des salles. On se trouve vite à dix dedans en se marchant sur les pieds et sans pouvoir vraiment voir les pans de mur.
Notre avis : à voir à une heure sans affluence ! Par contre… c’est mieux si vous aimez l’impressionnisme car il n’y a presque que de ça.

NB : les photos d’intérieur ne sont pas de nous puisqu’il est interdit de prendre des photos…

Après la fondation Barnes, nous avons enchainé avec le musée d’arts de Philadelphie ! En ce jour de “pay as you want”, la file est immense. Nous avons dû attendre une demi-heure pour accéder au guichet !
Le musée d’arts de Philadelphie ne vous dit peut-être rien de nom mais, si vous connaissez le film Rocky, vous allez vous rendre compte que vous le connaissez ! En fait, il y a une scène mythique (enfin, il parait car je n’ai pas vu le film…) où Rocky s’entraine et fait son footing dans Philly. A la fin, il gravit des marches et lève les poings au ciel en signe d’accomplissement ! Eh bien, oui, ces marches sont celles du musée d’arts !! Elles en sont tellement devenues emblématiques qu’elles ont été renommées en Rocky Steps (“les marches de Rocky”) et qu’une petite partie des touristes s’amusent à rejouer à la scène en courant et levant les poings au ciel. C’est assez rigolo !
Le musée lui-même est grand. Nous n’avions qu’une petite heure et demie devant nous et nous avons dû courir pour en voir le plus possible ! Au moins, ça n’aura pas été une visite ennuyante !
L’exposition temporaire était sur les impressionnistes. Comme nous revenions de la fondation Barnes, nous nous en sommes passés. Mais il parait qu’elle valait vraiment le coup ! Le reste de la collection est bien. On retrouve ce que j’aime dans les musées américains : des reconstitutions de bâtiments, de pièces ou d’extérieurs. On retrouve aussi une petite collection d’armures, qui fait pâle figure face à celle du Metropolitan Museum de New York mais qui est sympa aussi !
Notre objectif ultime était de voir la sculpture de Marcel Duchamp intitulé Fontaine. Pourquoi ? J’ai eu l’occasion d’étudier en cours d’arts une de ses œuvres (enfin, de devoir l’analyser…). Il faut savoir que Duchamp est l’inventeur du “ready-made”, ces œuvres d’art qui sont des objets du quotidien qui deviennent des œuvres par la volonté de l’artiste qui les détourne de leur utilité première… L’œuvre que j’ai étudiée était une roue de bicyclette montée sur un tabouret. Vous commencez à comprendre son courant (ou, au mieux, à le visualiser) ? Bref, sa “Fontaine” n’est autre que son œuvre la plus connue : un urinoir renversé et… c’est tout ! Ah, ah ! On ne pouvait pas rater ça !

Et voilà, fin de nos visites à Philadelphie ! C’était bien sympa !

00 comments on “Philadelphie – J3

  • Robert , Direct link to comment

    C’est amusant le rapport qu’ont les musées américains avec les cloitres. Jusqu’ici un cloitre ne m’avait jamais paru à ce point une œuvre d’art qui mérite d’être sortie de son contexte originel (et pourtant j’en ai vu quelques uns)

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