Hawaï #4 – Big Island

L’ile d’Hawaï est la plus grande de l’archipel hawaïen. Et c’est peu dire puisqu’elle est même plus grande que toutes les autres iles réunies ! Afin d’éviter la confusion avec l’archipel, elle est très souvent appelée Big Island en référence à sa taille. Big Island possède cinq volcans : un éteint, deux endormis et deux en activité (Mauno Loa et Kilauea). Une éruption du 27 juin 2014 (toujours active) s’est approchée dangereusement du village de Pahoa. Elle stagne maintenant à 500 mètres des habitations…

Carte Big Island

J9 – Route pittoresque de Pepeekeo

Après notre courte matinée à Lahaina sur Maui, nous avons pris la direction de Hilo où nous allions dormir pour notre première nuit. Mais la pluie a décidé de venir nous embêter un peu… et pas qu’une petite averse ! Il a dû pleuvoir sans s’arrêter pendant au moins 24h ! Heureusement, ce que la pluie n’avait pas prévu, c’est que nous avions prévu de faire un petit tour en voiture sur la route pittoresque de Pepeeokeo ! Bien au sec dans notre voiture, nous avons donc apprécié une petite ballade sur une route quasiment identique à celle de Hana mais avec une végétation beaucoup plus jungle (quelque chose me dit que ce n’est pas rare qu’il pleuve à Hilo !). Si nous avions pris un avion plus tôt, nous aurions aussi pu visiter le jardin botanique mais nous sommes arrivés après la fermeture ! Enfin, comme une petite éclaircie montrait le bout de son nez, nous nous sommes dirigés vers les chutes Akaka mais la pluie a fini par faire son retour ! Dommage !

J10 – Kona, Kahaluu et Honaunau (snorkeling et tortues)

Le lendemain matin, nous voilà partis pour une heure et demi de route en direction de Kona (ou plutôt Kailua-Kona), la deuxième plus grande ville de Big Island. Nous traversons donc des vallées désertiques au milieu de cratères et de volcans dont certains ont la cime enneigée (4 025 mètres pour le sommet le plus haut). Kona est une charmante petite ville de bord de mer. Mais à peine le temps de manger que nous voilà reparti vers Kahaluu, une plage réputée pour le snorkeling et ses tortues ! En arrivant, on est un peu déçus. La plage est toute petite et c’est noire de monde. Dans l’eau, à part une entrée sableuse, il n’y a que des cailloux avec des oursins. Mais, tant pis, je vais snorkeler avec les baskets ! Malheureusement, toujours pas de tortues pour nous. Nous ne nous résignons pas pour autant. Après une petite recherche sur nos téléphones, nous changeons de plage pour celle de Honaunau.

En chemin, nous nous arrêtons dans une ferme de café, Greenwell Farms. La région de Kona est mondialement réputée pour son café et de nombreuses fermes proposent des visites et dégustations gratuites !

Une fois arrivés à Honaunau, nous découvrons une plage de même taille, beaucoup moins peuplée et un peu plus sableuse que celle de Kahaluu ! En nous aventurant vers la jetée, nous croisons deux personnes nous indiquant que des gens ont vu des tortues ! Tout excités, nous nous mettons à scruter l’eau et… nous voyons deux tortues se laisser aller au gré des vagues ! Une grosse et une beaucoup plus petite, surement un bébé !

Enfin, nous finissons par faire une dernière heure de route pour aller à notre logement pour deux jours, une petite auberge à Naalehu où nous avons eu la chance d’être surclassés et donc de loger dans un studio !

J11 – Randonnée pour accéder à la plage de sable vert puis plage de sable noir

Au planning de la journée : plages atypiques ! Pour commencer, nous prenons le cap vers la pointe la plus au sud de Big Island. Sans les indications de notre guide (ou de google maps), nous n’aurions pas pu la trouver. Rien n’indique que cette route finira par nous amener non loin de la plage de Papakolea, plus connue comme “Green Sand Beach” ! La plage n’est pas accessible par la route : il faut faire une randonnée d’une heure (ou une heure et demie si l’on décide, comme nous, de longer la côte) sous un soleil tapant et sans ombre ! Nous avions une difficulté supplémentaire : un vent fort de face qui menaçait tous les cinq minutes de faire s’envoler nos chapeaux ! Pour épargner cette marche aux touristes, des locaux proposent de faire le trajet en gros 4×4 (pour la modique somme de 15$ par personne…).
Il n’y a que quatre autres plages de sable vert AU MONDE (pour les curieux : trois aux Galapados et une en Norvège). La lave d’Hawaï est composée, en autres, d’olivine qui a la couleur verte des olives. L’olivine est surtout présente à l’intérieur des cônes volcanique. A Papakolea, le cône volcanique s’est érodé et s’est en partie effondré dans la mer laissant la roche chargée en olivine former cette belle plage de sable vert.
Il ne faut pas s’attendre à un sable vert sapin ! La couleur verte est très légère et on s’en rend beaucoup plus compte une fois les pieds dans le sable. Mais c’est très impressionnant ! On a adoré y bronzer et y nager !
Pour le retour, deux Newyorkais ayant loué un 4×4 nous ont proposé de nous ramener ! C’était top ! La route était vraiment trop fun ! Ça nous a rappelé notre parcours en 4×4 dans les dunes tunisiennes. En plus, en chemin, on a pu voir des baleines sauter de l’océan ! C’était les premières qu’ils voyaient, ils étaient tout contents !

Après la plage, nous avons fait un petit détour vers le South Point, le point le plus au sud des Etats-Unis ! Le paysage est très beau, il y a d’immense falaises volcaniques au bord de la mer. Ça donne une ambiance très dramatique ! Un ponton a été aménagé afin de plonger dans l’eau claire ! Ni Clément, ni moi n’avons osé faire ce saut de plus de dix mètres.

Ensuite, nous sommes allés à Punaluu Beach, une grande plage de sable noir. Celle-ci est beaucoup plus grande que celle que nous avons pu voir sur Maui ! Elle est belle et il y a beaucoup plus de sable fin. Mais la végétation est moins verte donc on perd du beau contraste de celle du parc Waianapanapa. Et elle est aussi beaucoup plus touristique. Il faut dire que de nombreuses tortues de mer viennent s’y reposer ! Et nous avons eu la chance d’en voir quatre ! Trois au repos sur la plage et une se prélassant au milieu des rochers.

J12 – Ballades et rando sur l’un des volcans les plus actifs du monde !

Direction le Kilauea, l’un des deux volcans actifs de l’ile !

En chemin, nous nous réarrêtons sur la plage de sable noir. Nous n’étions pas contents d’avoir pris les photos des tortues avec nos téléphones et nous voulions les renouveler avec notre vrai appareil photo ! Par chance, il y en avait encore ! Plus que deux mais deux différentes ! Mais on ne rechigne pas sur les tortues !

Le Kilauea se situe dans le Hawaii Volcanoes National Park à 45 minutes de Hilo. Il est possible de faire de nombreuses randonnées dans le parc, de la toute petite (20 minutes) à beaucoup plus grand (avec nuit dans le parc). Nous n’avions qu’une journée alors nous nous sommes concentrés sur les points les plus touristiques avec en bonus une petite randonnée d’une heure.
Arrivés au parc, notre premier réflexe a été d’aller au Visitor Center afin d’avoir les informations du jour sur l’état du volcan. Les Rangers sur place vous expliquent ce que vous pouvez faire et les éventuelles zones fermées au public. Une fois bien brieffés, nous sommes partis pour un long tour en voiture sur la Chain of Craters Road !

La Chain of Craters Road est une route qui reliait le cratère du volcan au village de Kalapana. Mais, au fil des années, de nombreuses coulées de lave ont recouvert la route (dont une en 1990 qui a complètement enseveli le village de Kalapana). La dernière coulée de lave, en 2003, a recouvert la route juste après l’Holei Sea Arch, un arc de roche volcanique au dessus de la mer. Maintenant, la Chain of the Craters Road n’est plus qu’une route sans issue. Des travaux sont en cours pour créer une voie non goudronnée jusqu’à Kalapana afin que les habitants de la région (actuellement menacés par une coulée de lave active) puissent s’en servir de route d’évacuation.
La Chain of the Craters Road est vraiment impressionnante. De chaque côté de la route, il y a des champs de magma. On peut faire de nombreux arrêts afin d’y voir d’anciennes coulées ou des cratères. Nous avons choisi de faire la randonnée Puu Loa qui amène jusqu’à une zone de pétroglyphes que des natifs Hawaïens ont dessiné dans le magma. La randonnée est prenante, marcher au milieu d’un désert noir de roches volcaniques est vraiment unique. Les pétroglyphes ajoutent ce petit plus qui fait que l’on s’en souviendra pendant longtemps !

De retour au sommet du volcan, nous avons visité un tunnel de lave (le Lava Thurston Lava Tube). Les tunnels de lave sont formés par une coulée de lave active qui s’est refroidie en surface mais qui continue de s’écouler à l’intérieur. Une fois que la coulée n’est plus alimentée, il ne reste plus que le tunnel ! La visite de ses tubes est vraiment atypique !

Ensuite, nous avons repris la voiture pour faire un petit bout de la route Crater Rim Drive. Cette route faisait le tour du plus grand cratère du Kilauea mais, à cause d’émanations dangereuses de dioxyde de soufre, elle est en partie fermée. Nous avons pu y découvrir des cheminées de vapeur (traduction aléatoire de ma part pour steam vents). L’eau qui s’infiltre dans la terre finit par s’évaporer au contact de la chaleur du volcan et ressort par des trous en nuages de vapeur ! La vapeur est assez chaude et sent un peu le soufre. De loin, on a l’impression que la plaine où se situe ces steam vents est en train de prendre feu !
La fin (provisoire) de Crater Rim Drive est un musée qui offre une magnifique vue sur le fameux plus grand cratère, le Halemaumau Crater. De nuit, c’est l’un des rares endroits du parc où l’on peut espérer voir de la lave rouge sans être accompagné !

Il faut savoir que la couleur rouge de la lave ne peut être visible qu’à la tombée de la nuit. La luminosité du jour nous donne l’impression que la lave est noire. C’est pour ça qu’il est très dangereux de s’aventurer seul sur le volcan : nous ne pouvons pas faire la différence entre du magma refroidi et de la lave… j’imagine que la chaleur doit quand même pouvoir aider !
Quoi qu’il en soit, sur le Kilauea, il n’y a actuellement pas de point d’observation de la lave rouge. Comme je l’ai dit, on peut espérer en voir depuis l’observatoire du musée. On peut aussi essayer de faire un tour vers Pahoa, le village menacé par la coulée active. C’est ce que nous avons décidé de faire !
Nous avions vu sur google maps qu’il y avait un “lava viewing point” au sud de Pahoa. Nous avons donc pris sa direction le soir venu ! Comme nous étions un peu en avance sur la tombée de la nuit, nous avons fait un détour pour découvrir des arbres de lave (les lava trees). Il s’agit d’explosions de lave qui ont refroidi en l’air laissant comme des troncs de lave sur leur passage. C’est assez amusant !
Une fois arrivés au bout de la route 130, nous avons cherché désespérément le parking dont le Ranger nous avait parlé. Impossible de le trouver ! Nous avons suivi la route 130 jusqu’à ce qu’elle se transforme en immense chemin de gravier au milieu de la lave. Puis, arrivés devant un panneau “no trepassing”, on s’est dit que nous n’avions rien à faire là !! Sur le coup, nous n’avons pas pensé à prendre de photo mais le paysage était à en tomber par terre. Nous étions sur notre large route de gravier, au milieu d’un champ de magma sans végétation et, par-ci par-là, des maisons étaient posées sur la lave refroidie. Comment sont-elles approvisionnées en eau ? Ont-elles l’électricité ? Autant de réponses que nous n’avons pas ! Après quelques recherches, il semblerait que ce soit quelques familles du petit village de Kimu qui ont décidé de reprendre la terre qui leur avait été arrachée par une coulée de lave (la même qui a détruit le village de Kalapana).
Finalement, nous n’aurons pas réussi à trouver de point de vue pour observer de la lave rouge. Mais nous aurons vu des très beaux et surprenants paysages ! D’ailleurs, nous avons fini notre journée sur l’une des plages de sable noir de l’ile. Elle était emblématique à l’époque, jusqu’à ce qu’elle se fasse (elle aussi) engloutir par la lave. Maintenant, à une hauteur de coulée de lave près, la plage se reconstruit petit à petit, les habitants aidant la nature en replantant des palmiers.

05 comments on “Hawaï #4 – Big Island

    • Marine , Direct link to comment

      C’est certain ! Mais les photos ne rendent pas non plus vraiment la même teinte que celle qu’elle a réellement.
      On a retrouvé un fond de sable dans un sac (là où on avait mis nos serviettes) et on a clairement reconnu le sable vert !
      Marine

    • Marine , Direct link to comment

      C’est vrai !
      … sauf si on prend en compte toute la défilade des touristes que viennent les voir, les approcher, les prendre en photo et essayer de les toucher (alors que c’est interdit par la loi) !!!!
      Marine

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