Permis de travail : l’EAD

Grâce à mon VISA “J-2 dependent” (qui signifie que je suis dépendante de mon J1 : Clément !), je peux avoir un permis de travail. Attention, rien à voir avec le Saint Graal qu’est la carte verte ! Mais cela permet tout de même d’avoir le droit travailler légalement pendant toute la durée du VISA. Ce permis de travail répond au doux nom de EAD, pour Employment Authorization Document.

Pour avoir l’EAD, il faut en faire la demande ! Pour cela, comme à l’habitude américaine, il faut remplir un formulaire : le I-765…

I-765 application formPour ma part, j’ai choisi l’option électronique. J’ai donc pu remplir mon formulaire en ligne via le site du gouvernement. J’ai répondu à tout un tas de question puis payé la modique somme de 380$. Jusque là, la démarche était claire. J’étais juste un peu stressée car tout était en anglais. Après, c’est devenu un peu plus flou. On reçoit (par mail puisque j’ai choisi de le faire par internet) une confirmation sur laquelle on vous explique qu’il faut la renvoyer avec des documents justificatifs.

Une notice explicative (disponible sur internet) explique qu’il faut fournir des documents administratifs :
– son I-94 (un formulaire qu’il faut demander en ligne et qui précise la période pendant laquelle vous pouvez rester au Etats-Unis. Attention, ces dates priment sur celles du VISA !)
– la photocopie de son passeport
– la photocopie de son VISA
– la photocopie de son DS-2019 (le formulaire attestant du statut de J1 ou J2-dependent)
– deux photos couleurs 2¨x2¨ (le standard américain : heureusement, j’avais encore celles que j’avais fait faire pour le VISA).

Jusque là, tout est clair. Mais, en plus de ces documents (dont j’ai fourni des exemplaires pour moi et pour Clément), ils demandent aussi une déclaration écrite montrant que ma demande de travail n’est pas nécessaire pour subvenir aux besoins de mon J-1 mais pour d’autres raisons. Et il faut bien entendu en apporter des preuves… Euh… En gros, on n’a le droit de travailler que si son J-1 peut subvenir à ses besoins. Si c’est pas le cas, bah… Débrouillons-nous et vivons dans la pauvreté ! Bizarre.
J’ai donc écrit une belle lettre au format américain (qui n’a rien à voir avec nos standards !) en expliquant que Clément pouvait subvenir à ses besoins et que, si je voulais travailler, c’était pour m’intégrer dans la société, améliorer mon anglais, découvrir la culture américaine et épargner de l’argent pour pouvoir voyager aux Etats-Unis et faire des activités ludiques et culturelles… Tout un pataquès ! Pour justifier tout ça, j’ai fourni un papier attestant de la paie de Clément et notre bail et j’ai détaillé toutes nos dépenses mensuelles (loyers, charges, courses alimentaires, assurance santé, couts des transports, courses pour les vêtements et autres activités).

Puis j’ai envoyé tout ça à mon centre de gestion dans le Vermont (si vous êtes curieux, le Vermont, c’est ).

En parallèle, j’ai reçu deux courriers des services de l’immigration et de la nationalité américaine : un me confirmant qu’ils ont bien reçu ma demande électronique pour un EAD et un autre me demandant de me présenter à un “application support center” à Elizabeth City le 25 juin à 15h afin de me faire relever les empreintes.

Le 25 juin, je me rends donc à Elizabeth City : je prends le path train puis le train pour la première fois et j’arrive là-bas. Elizabeth City est une ville très hispanique : presque tous les habitants sont typés et presque toutes les devantures et enseignes sont écrites en espagnol ! C’est très surprenant ! J’arrive à l’adresse indiquée et tombe sur ce bâtiment :

Pas très alléchant ! J’entre (après avoir attendu dans un sas que la deuxième porte s’ouvre) et je me présente à l’accueil avec ma lettre de rendez-vous. Le monsieur, très gentil, me donne un formulaire à remplir et me demande d’éteindre mon téléphone (et de lui prouver). Interdiction de tout appareil électronique (téléphone, appareil photo, caméras).
Je remplis le formulaire avec mon nom, ma date de naissance puis je me retrouve bête devant mon numéro de téléphone (que je ne connaissais pas encore puisque je ne l’avais pas depuis très longtemps !) et, surtout, devant ma taille et mon poids… en mesures américaines ! Je retourne donc, gênée, voir le monsieur et lui dit que je ne sais pas comment remplir tout ça ! Heureusement, tout était prévu : il n’y avait finalement pas besoin du numéro de téléphone (bah… pourquoi ils le demandent alors ?) et un tableau de conversion cm/pieds et kg/livres étaient à notre disposition.
Une fois ce papier tamponné, direction un autre guichet où l’on vous donne un numéro qui vous donne le droit d’aller dans une salle pour attendre d’être appelé. Une petite demi-heure après, on m’appelle et me dit d’aller dans la pièce du milieu. Saut qu’il y avait quatre pièces… Bien entendu, je me trompe mais un nouveau monsieur gentil me redirige au bon endroit en me disant que son collègue allait bien s’occuper de moi ! Son collègue, à part me dire de me lever et de m’assoir, il m’a pas dit grand chose ! En deux minutes, photo et empreinte de l’index prises, je suis congédiée ! J’avais presque l’impression d’avoir manqué une étape tellement ça a été rapide !

Et là a commencé l’attente… Le site du gouvernement annonce trois mois d’attente en moyenne. Deux mois et une vingtaine de jours après, je reçois un courrier (le formulaire I-797 !) m’indiquant que ma demande de permis de travail a été accordée ! Et que je recevrai mon EAD séparément.
Effectivement, moins d’une semaine après, j’ai reçu ma fameuse carte ! Je peux enfin travailler légalement… Maintenant, il va falloir se mettre à la recherche d’un vrai travail. Patientez, je vous dirai quand j’aurai trouvé ! 🙂

Ma carte ressemble à ça :

 

C’est trop la classe !

08 comments on “Permis de travail : l’EAD

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