Canada #3 – Québec

Après une dernière nuit à L’Anse-St-Jean (dans un superbe gite d’ailleurs !), nous partons à travers le parc des Laurentides pour rejoindre la dernière étape de notre séjour : Québec.

Il est difficile de ne pas tomber sous le charme du Vieux-Québec, une vieille ville qui a gardé ses fortifications et, donc, son histoire. Moi qui avais été charmé par le Vieux-Montréal, ce n’est rien en comparaison !

On commence notre premier jour par le musée de la civilisation. Le musée n’est pas très grand mais a une exposition très sympa sur l’histoire du Québec.
Puis, nous nous baladons dans la vieille ville. Ce n’est pas très grand et on a vite fait d’en faire le tour mais, comme je l’ai dit, c’est très charmant. Contrairement à Montréal, on entend quasiment que parler québécois. Les seuls anglophones que j’ai entendu parler étaient des touristes américains arrivés par méga-ferry (car la ville de Québec est un arrêt incontournable des croisières dans le coin).
Au hasard des balades, on croise des marques au sol qui ont été dessinées pour garder la mémoire de certaines architectures ou de grandes marées qui ont inondées la partie basse de la ville. Ça m’a un peu fait penser au marquage des remparts de Grenoble vers le musée de l’ancien évêché ! Surtout que tant que l’on n’a pas eu l’explication, on ne sait pas trop ce que c’est. J’aime bien ce genre d’informations un peu “insiders” ! Pour rejoindre les hauteurs de la ville, soit on prend l’escalier Casse-Cou puis l’escalier Frontenac, soit on prend le petit funiculaire ! Nous avons fait les deux et chacun à son charme !
Arrivés en haut, on tombe sur la superbe terrasse Dufferin en bois avec la vue sur le fleuve St-Laurent d’un côté et la vue sur l’immense et majestueux château Frontenac de l’autre, château qui n’est château que de nom puisque le bâtiment a toujours été un hôtel (de luxe, on l’imagine !). On y trouve aussi l’immense statue de Champlain qui est le fondateur de la ville de Québec et qui est considéré comme le “père de la Nouvelle France”.
Si l’on suit la terrasse Dufferin, on finit par arriver par la promenade des gouverneurs qui compte 310 marches et permet de monter encore plus haut sur les hauteurs de la Citadelle de Québec et qui débouche sur les plaines d’Abraham. Les plaines d’Abraham sont connues pour avoir été le théâtre de la bataille perdues par les Français contre les Anglais et qui a fait perdre le Québec à la France, bataille qui n’a duré d’ailleurs que trente minutes et qui a fait perdre de chaque côté son commandant (Montcalm et Wolfe). On retrouve de nombreux monuments commémoratifs portant ces deux noms (pour montrer l’importance des racines anglaises et françaises au Québec).

Le lendemain matin, nous prenons la direction du marché du Vieux-Port, un petit marché couvert comparable au marché Jean Talon de Montréal. On y trouve des fleurs et de la nourriture (dont des spécialités du coin). On voit les influences françaises quand on voit dans les rayons du boudin, de l’andouillette et du saucisson (quasiment introuvables du côté américain).
Puis nous retournons sur les terrasses Dufferin pour une visite guidée des fortifications. Nous aurons de la chance puisque, malgré le temps maussade, nous n’aurons pas une goutte de pluie. Le temps aura surement aussi rebuté les touristes puisque nous serons les seuls à faire la visite et aurons donc le droit à une visite guidée privée des fortifications de Québec ! Je vous la conseille fortement d’ailleurs : ce n’est pas cher, on apprend plein de choses et on se balade un peu partout. Inclus dans la visite des fortifications, nous avons aussi visité le parc de l’artillerie qui regroupe trois bâtiments dont j’ai surtout retenu la redoute dauphine. Il y a dedans des reconstitutions d’aménagement en fonction des différents habitants de la redoute. C’est sympa.
Ensuite, le temps nous forcera à aller au musée de l’Amérique francophone. Cela était prévu au programme mais la pluie nous y aura un peu précipité ! Le musée est chouette et instructif et ne se cantonne pas seulement à Québec. Et c’était rigolo d’entendre parler des Acadiens de Louisiane sachant que j’allais y aller deux semaines plus tard !
La fatigue se faisant après tant de jours à vadrouiller je suis restée à la maison le soir mais mon père a tenté un bar à chansons et il a trouvé que c’était une ambiance vraiment typique. J’aurais peut-être dû regrouper le peu de force qui me restait pour y aller !

Enfin, le dernier jour de notre voyage est arrivé. Comme nous devons rentrer sur Montréal avant 17h, heure de départ de notre bus (qui arrive à 1h du mat’ à NYC), nous n’avons plus qu’une matinée à Québec. Nous allons donc au dernier incontournable de la ville que nous avons seulement entraperçu : la citadelle, dite imprenable, de Québec.
La visite est instructive même si mon papa, qui s’y connait bien en forts/châteaux, trouve que la guide donne des explications pas tout à fait vraies (moi, perso, je n’y ai vu que du feu !). La citadelle a été fidèle à sa réputation puisqu’elle n’a jamais été prise… ni même attaquée ! Elle était tellement idéalement située et bâtie que personne n’a osé y mener une offensive. C’est d’ailleurs à côté, sur les plaines d’Abraham, que les Anglais ont attaqué par surprise les Français (qui pensaient que personne ne pouvait grimper par là où ils sont arrivés).
La citadelle est actuellement le quartier général du seul régiment francophone de l’armée canadienne. L’été, on peut la voir garder par les “sentinelles” de la garde britannique, les mêmes que ceux qui “paradent” devant Buckingham avec leur uniforme rouge et leur toque en fourrure noire ! Ils sont même accompagnés par la vraie star du coin : le bouc Bâtisse (durant toute la visite j’ai cru que la guide disait Baptiste !). Attention, pas n’importe quel bouc, un bouc de sang royal s’il vous plait !!

PS : incroyable, c’est notre centième article !!!

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